Le projet

Le Programme LIFE de la Commission Européenne

LIFE est un programme de financement européen lancé en 1992 consacré à la protection de l’environnement et au développement durable. C’est l’abréviation utilisée pour désigner « L’Instrument Financier pour l’Environnement ».

Le programme LIFE comporte trois principaux volets :
LIFE Nature : il finance des actions de conservation spécifiques dans le cadre de la mise en application des directives « Habitats » et « Oiseaux ».
LIFE Environnement : il finance « des actions de démonstration, à caractère innovant, dans les domaines de l’aménagement du territoire (environnement urbain, qualité de l’air, réduction du bruit, etc.), de la gestion de l’eau et des déchets, de la réduction de l’impact des activités économiques et de la politique intégrée des produits. »
LIFE Pays Tiers : il « finance la mise en œuvre des politiques et programmes d’actions en matière d’environnement dans certains pays riverains de la Mer Méditerranée et de la Mer Baltique. »

Ce budget permet le cofinancement de mesures nécessaires au maintien ou au rétablissement, dans un état de conservation favorable, des habitats naturels prioritaires et des espèces prioritaires qui figurent aux Annexes I (pour les habitats) ou II (pour les espèces) des Directives Habitat et Faune-Flore.

Le soutien financier de l’Union Européenne via le programme LIFE s’élève à 60% du budget du projet LIFE Biocorridors.

Le projet LIFE Biocorridors :

Le Parc naturel régional des Vosges du Nord, avec son voisin et partenaire allemand le Biosphärenreservat Pfälzerwald, forment ensemble depuis 1998 la Réserve de Biosphère transfrontalière (RBT) des Vosges du Nord-Pfälzerwald classée par l’UNESCO. Ils mettent en œuvre depuis février 2016 un projet intitulé LIFE Biocorridors.

Ce projet de quatre ans a été validé par la Commission européenne qui le soutient financièrement à hauteur de 60%. Les autres partenaires financiers sont l’Etat français (DREAL), la Région Grand Est, l’Agence de l’Eau, les départements du Bas-Rhin et de la Moselle, le Commissariat du Massif des Vosges et le Ministerium für Umwelt, Landwirtschaft, Ernährung Weinbau und Forsten du Land de Rhénanie-Palatinat.

Le territoire de la RBT s’étend sur 3 105 km². Les causes principales de la disparition actuelle de certaines espèces sont la destruction et la fragmentation de leur habitat naturel. Le rétablissement de corridors écologiques est reconnu depuis les années 1990 comme essentiel pour la sauvegarde de la biodiversité, car ces corridors permettent aux espèces de se déplacer et d’éviter ainsi un phénomène d’isolement des populations, ce qui peut conduire à une régression des effectifs, voire à leur disparition.

En 2012, une étude sur les réseaux écologiques transfrontaliers a été menée. Elle a permis une comparaison des approches et des dispositifs existants pour chaque région pour la préservation de la biodiversité. De fin 2013 à l’automne 2014, une phase d’animation et de concertation avec les acteurs locaux a été menée ce qui a permis de proposer le projet LIFE Biocorridors.

Il vise la restauration des continuités écologiques dans les forêts, en milieux ouverts, dans les zones humides et milieux aquatique, le tout à l’échelle du territoire transfrontalier.

Les actions concernent trois types de milieux. Les cours d’eau : suppression d’obstacles à l’écoulement (10 chantiers prévus, dont 2 réalisés), réduction de l’impact du pâturage (mise en défens des cours d’eau, 2019). La forêt : mise en place de refuges de biodiversité (43ha d’îlots de sénescence créés depuis 2016, et ça continue !), diversification des essences d’arbre (6ha diversifiés, le double de l’objectif initial). Les milieux ouverts : restauration de vergers (533 arbres fruitiers plantés, encore 300 prévus en 2019), plantation de haies (5240mètres linéaires, encore 1km prévu en 2019).

Les actions mises en oeuvre favorisent la libre dispersion et le maintien à long terme de nombreuses espèces parmi lesquelles certaines sont emblématiques de la RBT. Le projet ne cible pas une espèce en particulier, cependant il a un effet bénéfique pour de nombreuses espèces animales et végétales du territoire. Des actions de suivi permettent de démontrer les bénéfices du projet sur le territoire transfrontalier des Vosges du Nord – Pfälzerwald, tandis qu’un volet de communication important permet aux habitants du territoire et au-delà de s’approprier les réalisations du projet.

Document pratique Flyer du projet